Romans noirs & Polars

[Critique] Le sang de mon ennemi, de James Patterson

Petite chronique rapide d’un roman policier, reçu par surprise dans le cadre de notre partenariat avec LP Conseils et les éditions l’Archipel. Il s’agit d’un livre de James Patterson, sobrement intitulé Le sang de mon ennemi, et faisant partie d’une série de romans racontant les aventures de l’inspecteur Michael Bennett. Fort heureusement, les tomes semblent indépendants les uns des autres, ce qui vous évite d’avoir à vous mettre à jour. En tout cas, ce titre précis ne présente aucune difficulté à lire sans connaître le reste.

Résumé du roman:

Manuel Perrine n’a peur de rien ni de personne. Puissant, charismatique et impitoyable, il abat ses rivaux avec l’aisance qu’il met à arborer des costumes de lin blanc griffés. L’inspecteur Michael Bennett est le seul flic à avoir réussi à mettre Perrine derrière les barreaux. Mais, à présent qu’il est sorti de prison, celui-ci s’est juré de l’éliminer, lui et tous ceux qui lui sont chers. Justement, Bennett et ses dix enfants adoptés vivent dans une ferme reculée en Californie, protégés par le FBI. Bientôt Perrine lance une campagne d’éliminations, visant les personnalités les plus connues du pays. Ne disposant d’aucun indice quant à l’endroit où pourrait se cacher Perrine, le FBI décide de faire appel à Bennett…

Pour commencer, il faut savoir que je ne suis pas forcément une grande fan du genre polar/policier, en tout cas pas de ceux où il n’est question que de vulgaires gangsters face à des flics surentraînés. Ceci dit, j’ai pour principe de lire et de vous présenter tous les livres que je reçois dans le cadre de ces services presse, qu’ils soient bons ou mauvais. Ne connaissant pas du tout James Patterson, je ne savais pas trop à quoi m’attendre, et je dois reconnaître que je craignais franchement le pire. Mais, sans être inoubliable pour autant, ce ne fut pas aussi mauvais que prévu.

Ce livre est typiquement un « roman de gare » comme je les appelle, mais pas forcément dans le sens négatif du terme. C’est une histoire de criminels assez simple, avec des méchants très méchants, des héros flics droits dans leurs bottes, et des bains de sang dignes des meilleures scènes du Parrain ou de Scarface. Il se lit aussi très vite, puisque je n’ai pas dû mettre plus de 5h, chronomètre en mains. Le style est fluide, direct, et l’auteur ne nous bassine pas avec des tonnes de descriptions inutiles. Patterson maîtrise son sujet, c’est indéniable. Les personnages sont sympathiques et attachants, bien que clichés sur les bords et manquants d’un poil d’épaisseur. Toutes leurs actions sont assez prévisibles, au même titre que le fil de l’histoire, et c’est sans réelle surprise que l’on voit venir la conclusion de cette affaire.

Toutefois, pour une raison obscure, la sauce prend plutôt bien, et j’ai pris beaucoup de plaisir à faire cette petite pause parmi mes genres habituels. C’est un roman très dynamique, sans aucun temps mort, avec des chapitres assez courts qui amplifient ce sentiment. Le scénario est bien construit, et présente un aspect très « cinématographique », ce qui est fort plaisant pour les lecteurs qui comme moi aiment ce genre de livres.

Alors oui, ce n’est pas un policier révolutionnaire, loin de là même, mais si vous voulez passer un bon moment sans prise de tête, ce livre est fait pour vous.

L'auteur : Morrigane

Myopathe trentenaire dévergondée • Vieille étudiante en Lettres Modernes • Autrice • Rédactrice & CM freelance • Blogueuse #PopCulture #Écriture #Lifestyle • Gameuse à mes heures perdues

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